
Les sévillanes
La sévillane ou sevillana (en espagnol) est une danse populaire espagnole originaire de Séville, qui se danse à deux, à un ou plusieurs couples, en cercle ou en groupe. Cette danse peut traduire à la fois l’approche, l’affrontement, la fuite et l’amour. Elle est exécutée sur une mélodie jouée ou chantée. Cette danse est très populaire en Espagne, elle a été créée vers les XVIème et XVIIème siècle.
La sévillane est très gracieuse, festive et rythmée. Dans la sévillane, c’est le rythme de la musique qui commande et les danseurs ou danseuses le suivent. Chaque sévillane a une chorégraphie différente, de la plus simple à la plus difficile. Elles ont le nom de leurs positions chronologiques : primera, segunda, tercera et cuarta.
Chaque sévillane est partagée en quatre parties (plus rarement trois) correspondant aux quatre strophes de chaque chanson, illustrées par des pas et des figures distinctes. Quatre couplets sont exécutés à la suite ; entre chacun d’eux on marque un bref arrêt. Le final est identique pour les quatre sévillanes.

La rumba flamenca
La rumba flamenca est l’un des palos les plus festifs et accessibles du répertoire flamenco. Classée parmi les cantes de ida y vuelta (chants d’aller-retour), elle est le fruit d’un métissage culturel fascinant entre Cuba et l’Andalousie.
Les marins, marchands et artistes espagnols ramènent d’Afrique et de La Havane la rumba cubaine et le guaguancó. Les rythmes syncopés et chaloupés des Caraïbes rencontrent alors le folklore andalou dans les ports de Cadix et de Séville.
Les gitanos se l’approprient en accélérant le tempo, en y injectant le rasgueado caractéristique de la guitare et la modulation vocale flamenca.
Paco de Lucía enregistre improvisément Entre dos aguas. Le morceau devient un succès planétaire et propulse la rumba flamenca au sommet de la musique instrumentale, ouvrant la voie au flamenco fusion.

La guitarra flamenca
L’histoire de la guitare flamenca est intimement liée à la naissance et à l’évolution du flamenco en Andalousie. Elle n’a pas toujours occupé la place centrale qu’on lui connaît aujourd’hui. Le flamenco se développe surtout en Andalousie au XIXᵉ siècle, dans les milieux populaires, notamment au sein des communautés gitanes et andalouses.
Au début, le chant (cante) est beaucoup plus important que la guitare. La guitare sert principalement à accompagner le chanteur. La guitare flamenca est l’âme harmonique et percussive du flamenco. Bien qu’elle ressemble à première vue à une guitare classique espagnole, elle se distingue nettement par sa construction, plus étroite et plus légère qu’une guitare classique, ses bois qui lui donnent un ton sec et percutant, sa sonorité et ses techniques de jeu comme le rasgueado en dépliant les doigts comme un éventail, ou le golpe qui frappe de l’annulaire ou du pouce pour marquer le compas.

Le Cajón flamenco & latino
Le cajón est né au Pérou au XVIIᵉ siècle, issu de la résilience des esclaves d’origine africaine transportés par les colonisateurs espagnols. Privés de leurs tambours traditionnels par les autorités coloniales et l’Église (qui craignaient les rassemblements et les rites païens), les esclaves des côtes péruviennes détournent des caisses de transport de marchandises (fruits, poisson) et des meubles pour accompagner leurs chants. Lors d’une tournée à Lima, le guitariste espagnol Paco de Lucía et son percussionniste Rubem Dantas découvrent le cajón joué par Caitro Soto. Séduit par sa sonorité (des graves mats proches du piétinement des bailaores et des aigus secs rappelant le palmeo), Paco de Lucía l’emporte en Espagne. En intégrant le monde du flamenco, l’instrument se transforme : on y ajoute des cordes de guitare appuyées contre la frappe interne (ou des timbres de caisse claire) pour apporter du timbre et du grésillement dans les aigus, marquant la différence essentielle entre cajón péruvien (sec et pur) et cajón flamenco.

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